Réduire le temps de travail et faire naître une société du temps choisi
La France Insoumise
Rétablir immédiatement la durée légale hebdomadaire à 35 heures (en majorant les heures supplémentaires, cotisations incluses, à 25 % pour les 4 premières et 50 % au-delà), passer aux 32 heures dans les métiers pénibles ou de nuit, et favoriser leur généralisation par la négociation collective
Rétablir la retraite à 60 ans après quarante années de cotisation
Généraliser une sixième semaine de congés payés pour tous les salariés
Convoquer une conférence nationale sur le partage du temps de travail et l’impact du progrès technologique
Remettre en cause les autorisations de travail le dimanche
En finir avec la flexibilisation, l’annualisation contrainte, l’intensification et les horaires fractionnés
Un emploi stable pour chacun
La France Insoumise
Instaurer un quota maximal de contrats précaires dans les entreprises : 10 % pour les petites et moyennes entreprises (PME), 5 % pour les grandes entreprises
Abroger les ordonnances Pénicaud et la loi El Khomri et rétablir le « principe de faveur » : un accord d’entreprise doit être plus favorable qu’un accord de branche, lui-même plus favorable que la loi
Transposer dans le droit français la directive européenne sur la présomption de salariat empêchant les plateformes numériques (Uber, Deliveroo, etc.) d’avoir recours aux faux indépendants
Titulariser les précaires des trois fonctions publiques
Encadrer la sous-traitance en garantissant par la loi la responsabilité des donneurs d’ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants et en la limitant à un seul niveau
Augmenter les salaires et réduire les inégalités salariales dans l’entreprise
La France Insoumise
Porter immédiatement le SMIC mensuel à 1600 euros net et indexer les salaires sur l’inflation dans le privé et dans la fonction publique
Revaloriser la rémunération des apprentis et des alternants
Organiser une conférence sociale générale sur les salaires, ainsi que dans chaque branche, notamment pour :
Revaloriser le traitement des fonctionnaires
Interdire les parachutes dorés et les retraites chapeaux
Supprimer les stock-options et le versement d’actions gratuites
Augmenter la représentation des salariés dans les conseils d’administration
Rétablir une assurance-chômage protectrice
La France Insoumise
Revenir sur les réformes Macron en abrogeant l’éligibilité et les méthodes de calcul du montant et de la durée de l’allocation pour indemniser les chômeurs en fonction de leurs derniers salaires grâce à une assurance calculée à partir du premier jour de travail
Abroger la loi France Travail et l’obligation de réaliser 15h d’activités hebdomadaires contre le revenu de remplacement (allocation-chômage, RSA, ASS…)
Élargir la médecine du travail aux chômeurs, avec visite obligatoire au-delà de six mois
Indemniser les chômeurs dès le premier jour de la fin de contrat
Supprimer l’obligation d’accepter une soi-disant « offre raisonnable d’emploi »
Cesser la radiation des chômeurs à la première absence à un rendez-vous et en finir avec la logique de radiation au moindre prétexte pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage
Rétablir un régime d’assurance-chômage spécifique pour les intermittents de l’emploi et les intérimaires permettant de leur assurer une meilleure couverture chômage entre deux périodes d’emploi
Abroger la présomption de démission en cas d’abandon de poste et le principe de fin des allocations chômage pour les intérimaires et les CDD qui refusent un CDI
Empêcher l’État de prélever dans les caisses de l’Unédic
Une sécurité sociale professionnelle
La France Insoumise
Assurer la continuité des droits personnels (à la formation, aux congés, à l’ancienneté…), hors du contrat de travail, et les transférer d’un contrat à l’autre
Garantir le maintien du revenu en cas de reconversion ou de formation
Donner à chaque salarié le droit à 36 heures de formation par an, librement utilisables dans le domaine de son choix
Intégrer les périodes de stages et d’apprentissage dans la sécurité sociale professionnelle (ancienneté, congés, formation)
En finir avec la souffrance au travail
La France Insoumise
Porter un objectif de zéro mort au travail
Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle
Doubler les effectifs de l’inspection du travail et l’autoriser à interrompre un chantier pour raison climatique
Établir des seuils thermiques minimaux et maximaux dans les locaux intérieurs de travail, imposer des temps de pause obligatoire par température extrême
Renforcer la médecine du travail, en l’intégrant au service public de santé, en restaurant la visite médicale obligatoire à l’embauche et les visites périodiques dans la carrière, y compris durant les périodes de chômage
Restaurer les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), augmenter leurs moyens et rendre leurs avis contraignants, et élargir ses missions
Inscrire tous les produits cancérogènes pointés par le Centre international de recherche sur le cancer dans les facteurs de maladies professionnelles, dont les pesticides
Faire du nombre d’accidents du travail un critère de sélection dans l’accès aux marchés publics
Comptabiliser les agents de la fonction publique d’État ou salariés affiliés à un régime spécial dans les statistiques officielles des accidents du travail
Intégrer les travailleurs indépendants dans le champ des accidents du travail
Lutter contre l’impunité des donneurs d’ordre en instaurant une pénalité financière en fonction du niveau d’accidents et de maladies professionnelles
Rendre effectif le droit à la déconnexion et encadrer le télétravail
Garantir une retraite digne
La France Insoumise
Abroger la réforme d’Emmanuel Macron passant l’âge de départ à la retraite à 64 ans et restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour 40 annuités de cotisations
Porter a minima au niveau du SMIC revalorisé toutes les pensions pour une carrière complète (salarié, indépendant, agriculteur), et le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté
Prendre en compte le revenu de solidarité active (RSA) pour valider des trimestres en vue de la retraite
Augmenter de 0,25 point par an durant le quinquennat le taux de cotisation vieillesse et soumettre à cotisation les dividendes, les revenus d’intéressement, de participation, d’épargne salariale, ainsi que les revenus financiers des entreprises