Le sport et les corps libérés de l’argent
La France Insoumise
Consacrer l’apprentissage de la natation dans le cadre scolaire en le rendant obligatoire
Promouvoir le sport féminin, instaurer la parité dans la retransmission télévisuelle des grands événements sportifs et les rendre accessibles sur des chaînes publiques
Renforcer l’accessibilité aux équipements sportifs des personnes en situation de handicap
Reconnaître la spécificité des sourds et malentendants dans les compétitions sportives olympiques
Redéployer et renforcer les conseillers techniques et sportifs (CTS) sur tout le territoire
Mettre en place un plan national d’urgence pour la construction et la rénovation des équipements sportifs, notamment les équipements publics de proximité favorables aux pratiques libres (piscines, salles d’escalade, salles de remise en forme, pistes de skate, etc.)
Favoriser la gratuité des activités sportives pour les populations les plus pauvres
Cesser la criminalisation des supporters, en particulier les atteintes à la liberté d’expression et d’aller et venir
Faire des grands plans de lutte contre le racisme et les violences sexistes et sexuelles dans le sport et les compétitions sportives
Organiser la mise en place réelle, à la fois contrôlée et évaluée, d’un plan d’action, de formation et de sensibilisation sur les LGBT-phobies dans le sport, notamment pour garantir l’inclusion des personnes trans dans les pratiques sportives
La bifurcation écologique pour une société de l’harmonie
La France Insoumise
Inscrire dans la Constitution le principe de la « règle verte », selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu’elle est en état de reconstituer
Adopter des lois cadres instaurant une planification écologique et démocratique coordonnant les niveaux national et local
Donner les moyens humains et financiers à l’État et ses opérateurs publics (comme le Cerema, l’Office national des forêts, l’Office français de la biodiversité ou Météo France) pour mener à bien leur rôle de planification
Créer un Conseil à la planification écologique
Relever les ambitions climatiques de la France avec pour objectif une baisse de 65 % des émissions en 2030 (au lieu de 50 % actuellement) et rendre public un bilan annuel
Obliger les entreprises à mettre en œuvre une comptabilité carbone pour les émissions directes et indirectes certifiée par un organisme public agréé en commençant par les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre (GES) – énergie, transport, bâtiment, industrie lourde – puis selon la taille des entreprises, accompagnée d’une trajectoire de baisse de leurs émissions
Instaurer un crime climatique de dissimulation et de tromperie sur les émissions carbone des entreprises
Inscrire dans les comptes publics un diagnostic régulier de l’état des écosystèmes, avec des indicateurs biophysiques et économiques permettant d’évaluer les coûts nécessaires pour restaurer leurs capacités
Créer une Agence pour les relocalisations dépendant du Conseil à la planification écologique, chargée de recenser les secteurs industriels indispensables à la souveraineté nationale et à la bifurcation écologique, et d’établir un plan de relocalisation pour chaque filière ou production stratégique identifiée
Développer un outil national inspiré de Copernicus pour suivre en temps réel les données clés sur l’économie et l’environnement, en compilant des images satellites, des mesures terrestres et maritimes, des informations sur les actifs industriels énergétiques et leurs impacts, etc
Mettre en place une logistique verte : rompre avec les flux tendus, développer les modes de transport propres et structurer une logistique territoriale, notamment en renforçant le rôle du train, du fluvial et en mutualisant les flux du dernier kilomètre
Instaurer un moratoire sur les grands projets inutiles et écocidaires, les réévaluer au regard de la règle verte et de leur impact sur la biosphère
L’organisation de l’État au service de la planification écologique
La France Insoumise
Redécouper les Régions à partir des bassins versants et leur confier l’eau comme première responsabilité
Impliquer pleinement les communes dans les décisions et la mise en œuvre des investissements de la planification écologique
Supprimer les régions transfrontalières (ou eurorégions)
Interdire le « droit à la différenciation » – qui permettrait que des règles différentes s’appliquent selon les territoires – afin de garantir l’égalité entre les citoyens
Réserver le statut de collectivité unique aux territoires insulaires et des Outre-mer
Recomposer les assemblées régionales à partir des élections des conseillers départementaux
Mettre en place des défenseurs de la nature chargés de l’eau, l’air, la forêt, la végétalisation et la perméabilité des sols au niveau communal
Mettre en place des assemblées citoyennes régionales pour débattre des projets d’aménagement et d’investissement en lien avec la planification écologique
Stopper l’étalement urbain : rapprocher les bassins de vie et les bassins d’emploi
Renforcer les moyens humains et financiers de l’ingénierie des territoires pour appuyer les collectivités dans une planification écologique régénérative (restauration du cycle de l’eau, énergies renouvelables)
Les Outre-mer, avant-postes de la planification écologique
La France Insoumise
Faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique et des circuits courts : autonomie énergétique et 100 % renouvelable, autosuffisance alimentaire, politique maritime, protection de la biodiversité
Instaurer un bouclier douanier via une taxe kilométrique en faveur des productions locales à faible empreinte écologique
Appliquer une préférence commerciale pour les produits ultramarins vers l’Hexagone et l’Europe et nouer des partenariats commerciaux équilibrés avec les voisins régionaux
Tendre vers l’autosuffisance alimentaire grâce à l’agriculture paysanne écologique et des filières agroalimentaires locales
Protéger la biodiversité exceptionnelle des Outre-mer
Promouvoir des plans d’autonomie énergétique
Renforcer la résilience des territoires ultramarins face aux risques naturels majeurs en améliorant les dispositifs de prévention, de gestion de crise et de réparation, avec des solutions innovantes et des moyens adaptés aux besoins des populations
Développer l’offre locale de formation aux métiers de la bifurcation écologique (électricité et déploiement d’énergies renouvelables, utilisation de matériaux biosourcées locaux, foresterie et pêche durables)
Investir pour lancer la bifurcation de notre économie
La France Insoumise
Lancer un plan massif de 200 milliards d’euros d’investissements écologiquement et socialement utiles
Annuler les cadeaux fiscaux accordés sans contrepartie aux plus grandes entreprises ces dix dernières années
Utiliser cet argent pour investir et rétablir des pôles publics dans l’énergie, les transports et la santé afin de réindustrialiser le pays par des plans de filières au service de la bifurcation écologique
Instaurer la possibilité de souscrire à un contrat de bifurcation écologique garantissant les droits sociaux, la formation, et la rémunération, pour assurer un cadre protecteur pour les salariés en cas de reconversion d’une entreprise
Créer un droit de reprise d’activité préférentiel pour les salariés dans un but écologique en cas de cession ou de fermeture d’entreprise
Développer les transports publics écologiques, repenser la mobilité individuelle
La France Insoumise
Créer un pôle public des transports et de la mobilité
Renationaliser la SNCF et refuser la mise en concurrence des lignes de transport
Refuser la suppression des lignes ferroviaires du quotidien et en réouvrir, augmenter le nombre de trains et garantir des tarifs accessibles, maintenir des guichets physiques dans les gares
Créer une commission d’enquête sur le chantier ferroviaire du Lyon-Turin, projet écocidaire au coût démesuré
Revenir sur la liquidation de Fret SNCF poussée par la Commission européenne et mise en place par le gouvernement ; défendre l’opérateur public et développer massivement le fret ferroviaire en rendant obligatoire le raccordement des plateformes logistiques