Rompre avec la maltraitance animale
La France Insoumise
Interdire les pratiques cruelles : poules et lapins en batterie, broyage des poussins, ablation de la queue, etc.
Interdire l’élevage d’animaux, même domestiques, pour la fourrure, et interdire tout commerce de fourrure
Déterminer de nouvelles normes pour améliorer les conditions d’élevage : accès à l’air libre, pâturage, densité, surface minimale
Orienter la recherche vers des méthodes substitutives et éthiques qui permettraient de ne plus expérimenter sur les animaux
Interdire les pratiques de chasse et de « loisirs » cruelles pour les animaux (déterrage, chasses à courre, corrida, exploitation des animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums, etc.)
Instaurer un moratoire sur les élevages de saumon et interdire les élevages de céphalopodes avant qu’ils ne se développent en France
Sauver l’écosystème et la biodiversité
La France Insoumise
Interdire les dépôts de brevets sur des organismes vivants pour empêcher l’appropriation d’espèces animales et végétales par des entreprises privées
À l’échelle globale : refuser les organismes génétiquement modifiés (OGM), mettre fin aux accords commerciaux internationaux dont les conséquences affectent le climat et la biodiversité
Soutenir les accords internationaux organisant la gestion des biens communs planétaires (traité sur la haute-mer, moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds marins, traité sur l’interdiction des plastiques)
En France, protéger concrètement les habitats et les espèces : bannir les pesticides en commençant par les interdire autour des zones habitées, lutter contre l’artificialisation des sols en empêchant notamment la multiplication des entrepôts géants, gérer durablement l’eau (dépollution et régies publiques)
S’organiser pour faire face aux pandémies
La France Insoumise
Adopter un plan d’adaptation aux pandémies et zoonoses non liberticide, basé sur la société du roulement et la planification sanitaire
Abroger les lois sur l’état d’urgence sanitaire et le passe sanitaire
Reconnaître les épidémies et pandémies au titre des catastrophes naturelles
Interdire le dépôt de brevets sur les médicaments et les équipements nécessaires à une réponse sanitaire urgente et rendre obligatoire le partage de connaissances en vue d’une production massive et équitablement répartie des biens médicaux de première nécessité
Réquisitionner les entreprises indispensables à la production de matériel sanitaire (masques, tests, purificateurs)
Faire un pôle public du médicament qui devra :
Assurer une relocalisation de la production de médicaments
Garantir l’approvisionnement d’une réserve stratégique
Nationaliser certaines filiales critiques (notamment le doliprane)
Assurer le contrôle des prix sur l’ensemble des produits de santé et communiquer sur leurs coûts réels
Permettre la transparence sur le financement de la recherche et du développement
Mettre en place une conditionnalité des aides perçues par les entreprises privées pour la recherche de vaccins et médicaments
Produire et diffuser massivement les vaccins et traitements passés sous licence d’office
Faire passer la santé d’abord et reconstruire les établissements de santé publics, notamment les hôpitaux
La France Insoumise
Reconstruire le service public hospitalier et instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les mutuelles dans la Sécurité sociale
Réouvrir progressivement des services d’urgences, de maternités et des EHPAD publics assurant un service de santé public de proximité à moins de trente minutes de chaque Français
Sortir de la politique du chiffre à l’hôpital : remplacer l’objectif national des dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) par un objectif national des besoins d’assurance-maladie (ONBAM), financer les hôpitaux par une dotation globale, un prix de journée et une tarification à l’acte pour les seules activités techniques programmées
Publier immédiatement le nombre de décès faute de prise en charge, revenir sur les suppressions de lits et les fermetures temporaires d’accueil dans les services hospitaliers
Abroger la hausse des franchises médicales de 2024
Engager un plan pluriannuel de recrutement des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs), revaloriser les métiers, les salaires et la tarification de certains actes libéraux des infirmiers
Actionner tous les leviers pour combattre les déserts médicaux :
Recrutement de médecins publics
Créer un réseau public de centres de santé pluridisciplinaires ou communautaires et de coopératives médicales en lien avec des infirmiers référents et déployer de manière effective le statut d’infirmier de famille
Financer l’augmentation du nombre de places en faculté de médecine en partant des besoins et la création d’écoles normales de santé dans les territoires
Rétablir l’obligation de participation de l’ensemble des médecins à la permanence des soins dans chaque département
Réguler l’installation des médecins et généraliser les guichets uniques pour toutes les démarches d’installation des soignants
Éradiquer d’urgence la précarité administrative, sociale et statutaire dans laquelle sont maintenus les praticiens diplômés hors Union européenne et leur permettre d’exercer de manière pérenne en France
Faire du plan national santé environnement (PNSE) un moyen d’éradiquer les maladies chroniques liées à la malbouffe et à l’exposition aux pollutions, notamment dans un cadre professionnel (pesticides, radioactivité, amiante, produits chimiques)
Mettre fin à l’épidémie de VIH en France par un grand plan national de dépistage et de traitement
Faire un véritable plan pour la santé mentale :
Réouvrir, dans un premier temps, des lits de psychiatrie publics
Renforcer les réseaux de CMP (centres médico-psychologiques)
Permettre le suivi psychologique ambulatoire par le conventionnement de professionnels
Augmenter le nombre de places en faculté de médecine dans la filière psy
Faire de la prévention en renforçant la médecine du travail ainsi que la médecine scolaire et universitaire
Protéger la recherche de la finance et supprimer l’influence des entreprises privées dans les activités médicales et hospitalières
Addictions et drogues : il faut changer de stratégie
La France Insoumise
Légaliser et encadrer par un monopole d’État la consommation, la production et la vente de cannabis à des fins récréatives dans des conditions permettant de lutter contre l’addiction
Affecter les recettes des taxes sur le cannabis à des programmes de lutte contre les addictions, notamment en milieu scolaire, et à une politique de prévention, de réduction des risques et d’aide à la désintoxication
S’attaquer aux causes des addictions, pour engager une politique de réduction des risques plutôt que de continuer une politique de répression des consommateurs
Confier le pilotage de la politique de lutte contre les drogues au ministère de la Santé et non plus de l’Intérieur
Accroître les forces de police et des douanes à des fins d’investigation et de remontées des filières