Refuser le retour de l'austérité budgétaire et annuler la dette
La France Insoumise
Lancer un plan européen de bifurcation écologique et sociale en faveur de l'agriculture, de la rénovation des logements, ainsi que du développement des énergies renouvelables et du transport ferroviaire de personnes et de marchandises. Ce plan sera financé par de nouvelles ressources propres européennes détaillées dans la partie suivante
Éradiquer la pauvreté et cesser de sacrifier la jeunesse
La France Insoumise
Doubler le Fonds social européen et renforcer notamment les financements pour l'aide alimentaire aux plus démunis, notamment à destination des jeunes en études pour financer des initiatives de repas publics biologiques, locaux, de qualité
Soutenir les territoires ultramarins
La France Insoumise
Faire de la transition écologique, de l'autonomie énergétique, de l'autonomie alimentaire, du plein emploi, de la lutte contre la vie-chère et du rattrapage des retards des priorités européennes pour les régions ultrapériphériques (RUP) et les pays et territoires d'outre-mer (PTOM)
Poursuivre le combat pour renforcer le financement du Programme d'Options Spécifiques à l'Éloignement et à l'Insularité (POSEI) pour l'agriculture, pour soutenir des salaires dignes pour les agriculteurs, pour consolider les filières traditionnelles d'exportation et poursuivre le développement des filières de diversification agricole en visant l'autonomie alimentaire
Élargir le Programme d'Options Spécifiques à l'Éloignement et à l'Insularité (POSEI) aux domaines de la pêche artisanale, des transports, de la connectivité, de l'énergie et du numérique
Mobiliser le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture pour la modernisation de la flotte de pêche artisanale des RUP françaises
Mettre un terme aux accords de libre-échange pour relocaliser l'économie et encadrer strictement le commerce international
La France Insoumise
Interdire sur le sol européen la fabrication et l'export hors de l'Union européenne des produits phytosanitaires interdits par l'Union européenne, conformément à une promesse de la Commission européenne
Refuser les accords de partenariat économique inégaux et les accords de pêche qui pillent les ressources halieutiques des pays les moins développés
Réindustrialiser et relocaliser grâce au protectionnisme national et européen
La France Insoumise
Favoriser la production nationale dans les marchés publics lorsqu'elle répond au besoin, puis la production européenne. Cela permettra par exemple un approvisionnement local des cantines ou bien l'utilisation de panneaux solaires français et européens aujourd'hui laminés par le dumping asiatique
Passer au protectionnisme écologique et social pour garantir notre indépendance
La France Insoumise
Développer des filières publiques, à l'échelle de la France ou de l'Union européenne, pour la production de l'ensemble des biens et services nécessaires à la planification écologique et qui remplissent des besoins essentiels (médicaments, produits alimentaires, biens de consommation courants) pour retrouver notre souveraineté
Mettre la PAC au service de l'agriculture paysanne et du bien-être animal
La France Insoumise
Garantir des prix rémunérateurs aux agriculteurs et encadrer les marges de l'industrie agroalimentaire et de la grande distribution
Mettre fin aux accords de libre-échange, stopper définitivement les négociations avec le Mercosur
Adopter la clause de sauvegarde contre la concurrence déloyale
Appliquer une clause de sauvegarde sanitaire quand une production agricole importée contient des produits interdits en France pour des raisons de santé publique
Défendre le budget global de la Politique agricole commune (PAC) et renforcer les conditionnalités écologiques, sociales et de bien-être animal devant être inscrites dans les plans stratégiques nationaux
Passer d'une logique de production agricole destinée à l'export à un modèle de souveraineté alimentaire
Mieux redistribuer l'argent de la PAC vers les petits producteurs, passer du système d'aides à l'hectare à un système d'aides plafonnées à l'actif intégrant des critères sociaux et environnementaux
Renforcer les aides à l'installation des jeunes et des nouveaux agriculteurs (y compris au-delà de 40 ans), en favorisant les projets agroécologiques, la diversification des activités du territoire et les démarches collectives
Renforcer les aides à la conversion vers des modèles de production agroécologiques, notamment par le biais de contrats transition et des paiements pour services environnementaux
Créer une caisse de défaisance pour reprendre la dette agricole de celles et ceux qui s'engagent au travers d'un contrat de transition à passer au 100 % bio
Budgéter une aide à la transition pour les éleveurs industriels se convertissant à l'élevage paysan ou aux cultures végétales
Renforcer l'égalité entre les territoires, achever la convergence interne par l'harmonisation des aides au niveau national et maintenir le soutien aux zones soumises à des contraintes naturelles (montagne, zones sèches, ...)
Renforcer notamment par les aides couplées le soutien aux productions stratégiques pour parvenir à la souveraineté alimentaire et aux « oubliés de la PAC » (arboriculture, maraîchage diversifié sur de petites surfaces, production de légumineuses à destination alimentaire, ...)
Revoir les aides aux éleveurs de façon à rémunérer l'engagement des éleveurs en faveur du bien-être animal et du rôle environnemental du cheptel, en tenant compte des limites de densité soutenables
Pour atteindre une consommation de viande à un niveau écologiquement soutenable, revoir les aides agricoles de façon à rémunérer l'engagement des éleveurs en faveur du bien-être animal et du rôle paysager et environnemental du cheptel, sans perte de revenu
Pour une politique alimentaire commune
La France Insoumise
Interdire le glyphosate et établir un plan de sortie de l'ensemble des pesticides de synthèse et des engrais chimiques dangereux pour l'environnement et la santé humaine
Réduire le gaspillage alimentaire et viser un système 100 % biologique au plus tard en 2050
Établir une planification alimentaire européenne afin de garantir que la majorité des besoins alimentaires soient satisfaits par la production locale
Garantir le respect des limites planétaires par le système de production, de transformation, de distribution et de consommation alimentaire en adoptant une loi-cadre pour des systèmes alimentaires durables
Réviser le processus d'autorisation des pesticides pour que la toxicité à long terme des pesticides et leurs effets cocktails soient dûment évalués
Refuser tout assouplissement de la réglementation sur les OGM et maintenir les NGT (nouveaux OGM) dans le champ de cette réglementation
Interdire l'élevage en cage comme la Commission européenne s'était engagée à le faire avant d'abandonner le projet
Développer massivement la production de protéines végétales pour l'alimentation humaine et animale
Interdire les agrocarburants qui entrent en compétition avec la production agricole à destination de l'alimentation humaine
Permettre aux États de privilégier un approvisionnement local et de protéger leurs productions sur des critères écologiques et sociaux
Rompre avec le dogme de la concurrence « libre et non-faussée » pour pouvoir imposer 100 % d'alimentation bio, locale et en proposant des repas végétariens, dans la restauration scolaire partout en Europe, proposer des normes minimales de durabilité pour les marchés publics européens de denrées alimentaires
Lutter contre le gaspillage alimentaire en fixant des garanties sur la répartition des invendus et les obligations de la grande distribution dans la directive cadre européenne sur les déchets
Protéger les mers et océans
La France Insoumise
Réorienter les financements européens et les quotas de pêche pour une pêche artisanale, durable et créatrice d'emplois
Interdire les subventions à la pêche industrielle et à la surpêche, supprimer celles qui favorisent la pêche illicite
Appliquer effectivement l'interdiction de la pêche électrique, interdire le chalutage des fonds marins et les techniques industrielles dévastatrices comme la senne démersale, et interdire tout commerce d'ailerons
Exiger une réduction de la vitesse des navires et interdire le trafic maritime dans les aires maritimes protégées et leurs abords
Exécuter des plans de gestion des ressources halieutiques fondés sur des données scientifiques, avec pour objectif de les rétablir
Exiger le remplacement des accords de pêche passés entre l'Union européenne et les pays tiers par des accords de partenariat favorisant la pêche artisanale locale et impliquant réellement la société civile
Protéger le bien-être des poissons d'élevage pendant l'élevage, le transport et l'abattage, réglementer l'abattage, améliorer le bien-être des espèces ciblées lors de la pêche sauvage et interdire l'élevage de poulpes
Soutenir une aquaculture écologique par la diminution de notre demande de poissons carnivores d'élevage et le refus de la création de fermes aquacoles géantes et hyper-intensives
Développer l'algoculture à destination de la consommation humaine
Accompagner les pêcheurs pour trouver des solutions afin d'éviter les prises accidentelles et consacrer une partie du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) à l'indemnisation des pêcheurs concernés par les nécessaires fermetures spatio-temporelles dans l'Union européenne
Faire du bien-être animal une partie intégrante de la politique commune de la pêche
Interdire la pêche au vif, ainsi que l'élevage et la vente d'animaux utilisés pour pratiquer cette pêche au sein de l'Union européenne