Présidentielles 2022

2163 propositions de tous les partis

Propositions par parti

Être une grande nation scientifique

La France Insoumise

Financer des plans généraux de thèmes de recherche sur des secteurs d’avenir

Rehausser le niveau d’investissement public dans la recherche

Bâtir un statut protecteur pour les jeunes chercheurs

Développer des universités plus ouvertes sur la société avec des services dédiés chargés d’organiser le lien entre les chercheurs et la population, dans un esprit de diffusion des savoirs et de réflexion citoyenne sur leur usage

Abroger l’augmentation des frais d’inscription décidée par Macron pour les étudiants étrangers

Créer un service public de la publication scientifique pour permettre aux citoyens et universités d’accéder gratuitement aux articles des chercheurs sans enrichir les revues et bases de données privées

Renforcer les grands instituts publics de recherche (CNRS, Inserm, Inrae, etc.), garants des recherches d’intérêt général et supprimer l’Agence nationale de la recherche

Supprimer le Crédit impôt recherche au profit du financement des universités et instituts de recherche et mettre en place des plans nationaux de recherche

Garantir un financement public des instituts de recherche impliqués dans la bifurcation écologique, afin de libérer cette recherche du poids des lobbies

Participer à l’émergence de revues scientifiques francophones en accès libre

Supprimer le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, refonder une vraie démocratie universitaire et confier l’évaluation par les pairs aux instances nationales et locales élues

Promouvoir une charte éthique internationale de l’usage des technosciences

Refonder l’enseignement supérieur

La France Insoumise

Garantir à tous les bacheliers l’accès sans sélection à la formation de leur choix en démantelant le système Parcoursup et restaurer le droit à la poursuite d’études en Master

Instaurer la gratuité de l’enseignement supérieur, de la licence au doctorat, quelle que soit la nationalité des étudiants

Supprimer la contribution à la vie étudiante et de campus (CVEC)

Mettre fin à la précarité des contractuels et jeunes chercheurs par la titularisation des personnels effectuant des missions pérennes et en abrogeant la loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030

Redonner à l’enseignement supérieur et à la recherche les moyens nécessaires en les fondant sur des financements pérennes et en augmentant le budget des universités et des centres de recherche : planifier les créations d’emplois et la construction de nouveaux établissements à partir d’une cartographie des besoins

Interdire le caractère lucratif des écoles privées de l’enseignement supérieur (actionnariat, cotation en bourse)

Lancer un grand plan pour l’immobilier universitaire, incluant la construction et la rénovation de laboratoires, d’amphithéâtres et lieux de vie sociale, citoyenne et étudiante

Construire 15 000 logements supplémentaires par an, rénover et remettre aux normes de sécurité et environnementales les logements existants

Abroger les lois relatives aux libertés et responsabilités des universités (LRU) et Fioraso et réaffirmer le caractère national du service public de l’enseignement supérieur (cadre national des diplômes, statut des établissements et des personnels…)

Augmenter drastiquement le nombre de psychologues au sein des universités et renforcer les services de santé pour assurer un accès gratuit aux soins (dentaires, gynécologiques, etc.) à l’ensemble des étudiants

Renforcer le contrôle pédagogique de toutes les formations privées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche

Créer une conscription pour le secours collectif

La France Insoumise

Instaurer une conscription citoyenne et créer une garde civile nationale

Mettre en place une conscription citoyenne de neuf mois, pour les femmes et les hommes de moins de 25 ans, rémunérée au SMIC – revalorisé – ; elle comprend une formation militaire initiale (avec droit d’objection de conscience) et des tâches d’utilité publique (secours aux personnes, sécurité civile, protection et réparation de l’environnement, appui à des associations labellisées d’intérêt général, appui à la population en cas de crise sanitaire)

Intégrer dans cette conscription un bilan de santé et une évaluation des capacités d’écriture, lecture et calcul, avec mise à niveau si nécessaire. Elle comprendra aussi une formation gratuite à la conduite et le passage de l’examen du permis de conduire

Abroger le SNU et faire la lumière sur les dérives sexistes, racistes et violentes qui s’y sont produites

Créer une garde nationale sous commandement civil, composée de la réserve de sécurité nationale, de la réserve de sécurité civile, de la réserve citoyenne et des jeunes en service citoyen obligatoire ayant souhaité intégrer l’une de ces réserves

Mettre au pas la finance

La France Insoumise

Instaurer une taxe réelle sur les transactions financières

Séparer les banques d’affaires et de détail

Contrôler les mouvements de capitaux

Identifier et interdire les produits dérivés de la finance toxiques et inutiles, limiter les effets de levier et les rendements actionnariaux exorbitants, taxer les rachats d’action

Limiter les LBO (rachat d’une entreprise par une société qui recourt à l’emprunt) aux seules procédures de reprise des entreprises par les salariés

Pour des banques au service de l’intérêt général

La France Insoumise

Créer un pôle public bancaire

Socialiser certaines banques de détail (une fois les activités d’affaires des banques séparées des activités de détail) et les intégrer au pôle public bancaire, en vue de financer les très petites entreprises (TPE) sur des critères sociaux et écologiques et d’alimenter le budget public

Réaliser un audit du coût économique, social et écologique des banques et de la finance sur la société

Créer des banques de désinvestissement afin de regrouper les actifs écologiquement nocifs et absorber les pertes économiques liées à l’arrêt des activités polluantes

Dépolluer les flux financiers, en pénalisant la détention et l’usage d’actifs financiers nocifs climatiquement et écologiquement et en renchérissant le crédit pour les entreprises dont la comptabilité carbone n’est pas en conformité avec l’Accord de Paris

Créer une caisse de péréquation interentreprises financée grâce à un barème progressif pour mutualiser la contribution sociale entre petites et grandes entreprises

Définanciariser l’économie réelle

La France Insoumise

Établir de nouveaux indicateurs de progrès humain pour mettre l’économie au service des objectifs et des critères de bien-vivre (santé, éducation, etc.)

Moduler l’impôt sur les sociétés selon l’usage des bénéfices pour encourager l’investissement en France et pénaliser le versement de dividendes

Interdire aux entreprises de distribuer un montant de dividendes supérieur à leurs bénéfices

Mettre fin à la cotation continue des entreprises en Bourse et moduler les droits de vote des actionnaires selon la durée d’engagement dans l’entreprise

Interdire les licenciements boursiers et économiques par les entreprises qui versent des dividendes ou bénéficient des aides de l’État

Refuser le chantage : annuler la dette publique

La France Insoumise

Exiger de l’Union européenne que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des États qu’elle possède en dettes perpétuelles à taux nul

Faire racheter par la BCE la dette publique qui circule sur les marchés financiers sans passer par les banques privées et mettre en place une autorisation de découvert des États auprès de la BCE, afin de sortir le financement de l’État de la main des marchés financiers

Réinstaurer un circuit du Trésor pour sortir la dette publique de la main des marchés financiers en rendant obligatoire la détention d’une part minimum de leurs fonds propres en bons du trésor français par les établissements bancaires exerçant en France

Réaliser un audit citoyen de la dette publique pour déterminer la part illégitime et préparer un réaménagement négocié de la dette publique

Mettre fin à l’émission de titres de dette souveraine indexées sur l’inflation (OATi) qui ne servent qu’à enrichir les créanciers de l’État et pèsent sur nos comptes publics