Européennes 2024

1141 propositions de tous les partis

Propositions par parti

Politique d'accueil juste et digne

Europe Écologie Les Verts

Mettre en place de voies sûres et légales pour l'asile

Instaurer une solidarité dans l'accueil entre les Etats membres

Garantir et financer le sauvetage en mer

Contraindre à l'identification des défuntes et défunts anonymes

Revisiter les accords avec les pays tiers pour garantir le co-développement

Mettre en place un plan européen de régularisation des travailleuses et travailleurs agricoles aujourd'hui bloqués au Sud de l'Europe

Reconnaître un statut de réfugié climatique et environnemental au sein de l'Union européenne

Traité de non-prolifération des énergies fossiles

Europe Écologie Les Verts

Adopter et porter un traité mondial de non-prolifération des énergies fossiles basé sur trois piliers : l'inventaire des réserves fossiles, la décarbonation de nos économies et des solutions pour les Etats qui tourneraient ainsi le dos à une source économique juteuse

Droit au développement

Europe Écologie Les Verts

Sortir des accords commerciaux qui entraînent le pillage des ressources, en particulier les accords agricoles et halieutiques

Sortir des accords visant le rapatriement des demandeurs d'asile

Déployer l'aide au développement à travers des dons plutôt que des prêts

Orienter l'aide au développement vers la souveraineté des pays des Suds

Utiliser un tiers des ressources de l'ISF climatique (soit 70 milliards par an) pour soutenir une économie respectant les limites planétaires, en priorisant l'aide sur les pays les moins avancés

Refuser le retour de l'austérité budgétaire et annuler la dette

La France Insoumise

Abroger les règles budgétaires absurdes et dangereuses qui imposent l'austérité en limitant le déficit à 3% du PIB et la dette à 60% du PIB (Pacte de stabilité et de croissance)

Refuser les injonctions de la Commission et du Conseil formulées dans le cadre du Semestre européen, qui promeuvent la privatisation et la mise en concurrence des services publics, les coupes dans les dépenses publiques et l'affaiblissement de nos systèmes de protection sociale, de santé et des droits sociaux des travailleurs (par exemple, l'intensification de la concurrence dans le secteur de l'électricité et du ferroviaire, la baisse des allocations familiales et des aides au logement)

Proposer un cadre économique fondé sur des indicateurs de progrès humains alternatifs à celui qui ne prend en compte que le déficit, la dette et le PIB. Un tel cadre partant des besoins encourage les États membres à réaliser les investissements nécessaires à la satisfaction des besoins sociaux et écologiques

Lancer un plan européen de bifurcation écologique et sociale en faveur de l'agriculture, de la rénovation des logements, ainsi que du développement des énergies renouvelables et du transport ferroviaire de personnes et de marchandises. Ce plan sera financé par de nouvelles ressources propres européennes détaillées dans la partie suivante

Annuler la dette issue du plan de relance européen afin de pouvoir consacrer les ressources propres à des investissements

Organiser une conférence européenne sur les dettes souveraines sur la base d'audits citoyens pour préparer un réaménagement négocié de la dette publique

Permettre aux États membres de mettre en place des dispositifs comme l'était le circuit du trésor pour mettre à l'abri leur dette de la spéculation

Mettre la politique monétaire sous contrôle démocratique

La France Insoumise

Fixer à la Banque centrale européenne (BCE) de nouveaux objectifs prioritaires comme la lutte contre les inégalités et le chômage et le financement de la bifurcation écologique

Obliger la BCE à financer les politiques sociales et écologiques des États, en l'autorisant à acheter directement la dette des États sans passer par les banques privées, et en mettant en place une autorisation de découvert des États auprès d'elle (qui ainsi ne devront plus se financer sur les marchés financiers)

Exiger que la BCE transforme la part de dette des États qu'elle possède en dettes perpétuelles à taux nul

Mettre fin à l'indépendance de la BCE et la soumettre à contrôle démocratique. Toute nomination au Directoire sera adoptée par le Parlement européen, doté du pouvoir de le renverser. Toute la stratégie monétaire sera approuvée par le Parlement et le Conseil

Contraindre la BCE à intégrer l'Accord environnemental de Paris dans toutes ses actions, en ajoutant des conditionnalités écologiques à l'ensemble de ses programmes et opérations de politique monétaires

Exiger de la BCE qu'elle baisse ses taux directeurs, afin de diminuer le coût du crédit pour les ménages, les entreprises, les collectivités locales et l'État

Ajouter des conditionnalités écologiques et sociales à l'ensemble des programmes monétaires de la BCE et les contraindre à financer l'économie réelle plutôt que la spéculation

Garantir un euro numérique 100% public, qui ne soit ni développé ni commercialisé par des plateformes privées, qui respecte la vie privée des usagers et ne remplace pas l'argent liquide

Mettre au pas la finance

La France Insoumise

Séparer strictement les banques de dépôts et les banques d'affaires en interdisant l'exercice simultané (au sein d'une entreprise ou d'un groupe) des activités de banque d'affaires et de banque de détail pour éviter que l'épargne des ménages ne serve à renflouer les pertes des spéculateurs

Réguler la « finance de l'ombre », c'est-à-dire le secteur financier non-bancaire, qui regroupe les compagnies d'assurance comme Axa, les gestionnaires d'actifs comme BlackRock, et les fonds d'investissement, en lui appliquant les mêmes obligations en matière de prises de risques que celles qui s'appliquent déjà aux banques, et en interdisant aux banques de prêter aux fonds spéculatifs

Renforcer les obligations prudentielles des banques (c'est-à-dire les règles limitant la prise de risques inconsidérés), notamment en appliquant les règles de Bâle III sans aucun assouplissement des exigences de fonds propres pour les banques

Renforcer la supervision bancaire, en déplafonnant le montant des amendes que le superviseur européen (mécanisme de surveillance uΩnique) peut infliger aux banques en cas de manquement à la réglementation

Renforcer drastiquement la régulation européenne sur le secteur des crypto monnaies et interdire les pratiques les plus spéculatives ou nuisibles sur le plan environnemental

Transformer la Banque européenne d'investissement (BEI) en une réelle « banque du climat » en accélérant la décarbonation de ses activités de prêt et en conditionnant l'éligibilité des entreprises aux programmes co-financés par la BEI à des critères écologiques et sociaux

Faire contribuer les plus riches et les multinationales

La France Insoumise

Établir une taxe permanente sur les superprofits étendue à l'ensemble des secteurs d'activité, pas uniquement au secteur énergétique

Instaurer une taxe sur les transactions financières, couvrant les actions comme les obligations et les produits dérivés avec un taux suffisamment élevé pour décourager la spéculation

Adopter un impôt sur la fortune européen

Adopter une taxe sur les pratiques climaticides des ultra-riches et les objets de luxe, incluant les yachts et jets privés

Renforcer la fiscalité écologique avec une taxe sur le dumping écologique et social aux frontières de l'espace économique européen et une taxe kérosène

Établir une véritable égalité budgétaire européenne en supprimant les rabais obtenus indûment par les États européens les plus riches. L'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, l'Autriche et la Suède doivent payer leur part au budget européen. Cela nous permettra de rétablir l'équité entre États membres pour leur contribution au budget européen et de récupérer près de 40 milliards d'euros sur 5 ans pour l'action de l'Union européenne

Démocratiser les entreprises

La France Insoumise

Plafonner la part de profits distribués aux actionnaires pour un meilleur partage des richesses

Imposer une conditionnalité sociale et écologique à toutes les entreprises bénéficiant d'aides publiques, et favoriser l'Économie sociale et solidaire (ESS) dans l'attribution des aides d'État

Renforcer les obligations européennes de transparence sur l'impact écologique et social des entreprises

Rendre obligatoire la transparence salariale au sein des entreprises et fixer un salaire maximum autorisé pour limiter l'écart de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut dans une entreprise

Renforcer le pouvoir des salariés et des syndicats au sein des entreprises, en particulier leur présence et leurs droits au sein des conseils d'administration, et contrer l'influence des actionnaires recherchant uniquement le profit à court terme

Réviser la directive sur les marchés publics afin d'en interdire l'accès aux entreprises ne respectant pas le droit du travail, favoriser l'approvisionnement local et systématiser les conditionnalités écologiques et sociales

Garantir l'application effective du devoir de vigilance des multinationales et porter son application au niveau mondial par le biais d'un traité international