Un mouvement d'augmentation générale des salaires des minima sociaux et des pensions sera engagé
Parti Communiste Français
Le smic horaire sera augmenté pour atteindre rapidement 1 500 euros net par mois (soit 1 923 euros brut)
La loi imposera qu'aucune branche professionnelle ne puisse décider d'un seuil minimum inférieur au Smic et que ce seuil soit automatiquement réévalué avec le Smic
Les salaires de la fonction publique seront augmentés de 30 %
Aucune pension ne pourra être inférieure à 1 200 euros net et la demi-part des veuves et des veufs sera rétablie
Par la loi l'égalité salariale femmes-hommes sera réalisée en un an
Des négociations tripartites (État organisations patronales organisations syndicales des salarié·e·s) seront organisées pour une hausse généralisée de la grille des salaires
La reconnaissance des qualifications réelles et la revalorisation des salaires de certains métiers indispensables au fonctionnement du pays seront impulsées
La loi El Khomri les ordonnances Macron et la loi Borne sur l'Assurance-chômage seront immédiatement abrogées
Parti Communiste Français
Le comité d'entreprise (CE) et le comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) seront rétablis dans leurs prérogatives après la suppression du comité social et économique (CSE) imposé aux salarié·e·s
L'accord de branche primera de nouveau sur l'accord d'entreprise
Les demandeuses et demandeurs d'emploi retrouveront leurs droits attaqués sous les précédents quinquennats sur le délai d'ouverture des droits comme sur le niveau de l'allocation
Tous les plans sociaux et les licenciements en cours seront suspendus
Parti Communiste Français
Le moratoire donnera le temps d'établir en toute transparence la situation réelle de l'entreprise et de mettre en place des solutions alternatives avec l'obligation qu'elles ne donnent lieu ni à des suppressions d'effectifs ni à la baisse du prétendu « coût du travail »
Dans chaque cas seront réunis sous l'autorité des préfets les directions des entreprises les représentants des salarié·e·s les élu·e·s locaux et les établissements bancaires
À partir de l'examen des situations il leur reviendra de faire annuler les licenciements — notamment en cas de distribution de dividendes — de permettre la réalisation des projets proposés par les salarié·e·s ou encore de mettre en place un dispositif de reconversion avec maintien du revenu
Les salarié·e·s et leurs représentant·e·s disposeront de droits décisionnels nouveaux
Parti Communiste Français
Ces droits nouveaux d'intervention porteront sur l'organisation du travail (dont le télétravail) la gestion et les orientations stratégiques de l'entreprise
Les nouveaux droits incluront un droit de veto suspensif sur les projets de restructuration et les licenciements et franchiront un pas décisif dans les droits décisionnels des salarié·e·s
Les salarié·e·s pourront obtenir la prise en compte de leurs projets de créations d'emplois en faisant appel au crédit bancaire pour les financer
Il sera prévu un droit de préemption en cas de vente de l'entreprise avec la possibilité si les salarié·e·s le décident de reprendre la maîtrise de leur outil de travail sous forme de coopérative
La présence accrue d'administrateurs et d'administratrices salarié·e·s dans les conseils d'administration pourra influer sur les choix stratégiques
Des conférences permanentes pour l'emploi la formation la transformation écologique des productions seront organisées
Parti Communiste Français
Elles concerneront tous les échelons territoriaux et le niveau national. Toutes les forces économiques et sociales y seront représentées : syndicats associations élu·e·s locaux régionaux nationaux et européens patronat banques et institutions financières administrations publiques État
Elles auront pour mission de définir des objectifs précis immédiats et à cinq ans de créations d'emplois de formation de réalisation de l'égalité femmes-hommes de production de biens et services et de transformation écologique
Tous les agents économiques – en particulier les grands groupes donneurs d'ordres pour les PME du tissu industriel local et les banques – seront tenus de prendre leur part et d'accepter le suivi de leurs engagements dans ce processus de planification démocratique et décentralisée
La conférence permanente nationale s'assurera de la cohérence entre les projets régionaux travaillera à leur insertion dans les plans nationaux de filières et dans les coopérations internationales et veillera à l'équilibre entre les territoires
Une loi sur la sécurité d'emploi ou de formation sera proposée au Parlement
Parti Communiste Français
Dans la continuité de la proposition de loi des député·e·s communistes de janvier 2017 elle inclura une refonte du service public national de l'emploi et le dotera de nouvelles missions sur la formation
Elle ouvrira à tout·e jeune en sortie de parcours scolaire et à tout·e salarié·e la possibilité d'entrer dans une convention de sécurisation individuelle qui lui assurera d'être soit en emploi soit en formation avec maintien de son revenu
Visant l'éradication progressive du chômage elle comprendra des dispositions pour mettre fin à la précarité abusive des contrats de travail (intérim CDD contrat de mission ubérisation auto-entrepreneuriat subi portage salarial) ainsi que des mesures spécifiques pour l'emploi des jeunes
Un nouveau service public unifié de l'emploi et de la formation professionnelle sera créé
Parti Communiste Français
Il aura une mission de sécurisation de l'emploi et des revenus de formation continue et d'insertion
Intégrant les principes d'une gestion démocratique il regroupera les services actuellement séparés de Pôle emploi Cap emploi et des Missions locales
Les droits actuels à la formation seront améliorés pour élargir le champ des possibles changer de carrière ou prendre du temps pour soi
Le compte personnel de formation dont le montant sera relevé et déplafonné sera largement transformé pour qu'il devienne l'outil d'un développement sans précédent de la formation pour toutes et tous
Le nouveau service assurera les fonctions de certification des organismes de formation et contrôlera le caractère qualifiant des formations dispensées
Proposant des parcours innovants de formation il devra en lien avec les conférences permanentes et la recherche-développement sur les nouveaux métiers anticiper les conversions d'emplois nécessitées par la transition écologique
Il devra impérativement assainir un secteur devenu un marché « juteux » dominé par des officines patronales ou le quasi-monopole des grosses structures
Les moyens de l'Agence pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) et des groupements d'établissements de l'Éducation nationale (Greta) seront renforcés
Une loi rétablira la retraite à 60 ans à taux plein
Parti Communiste Français
L'allongement de la durée de vie doit améliorer l'existence au lieu d'allonger le temps de travail. En dégageant une offre importante d'emplois dans des délais rapides cette mesure associera efficacité économique et progrès social
La pension atteindra 75 % du revenu net d'activité dans le secteur public comme dans le secteur privé
Dans le secteur privé le calcul s'effectuera sur la base des dix meilleures années
Pour les agents du public il existera un droit d'option la plus favorable entre les dix meilleures années de salaires avec les primes ou les six derniers mois de traitement indiciaire
Le départ à 60 ans avec une pension à taux plein sera garanti pour une carrière complète allant de 18 à 60 ans avec prise en charge des cotisations pour les périodes de non-travail (chômage formation études congé parental maladie invalidité)
La loi permettra des départs anticipés à la retraite pour les personnes exerçant des métiers pénibles ou ayant des carrières longues
La semaine de travail passera à 32 heures sans diminution de salaires
Parti Communiste Français
Cette mesure restituera aux salarié·e·s les gains de productivité qu'ils réalisent. Elle permettra de travailler moins pour travailler mieux
Ce qui répondra aux attentes exprimées par d'innombrables mobilisations sociales depuis des années ainsi qu'aux besoins actuels d'élargir le temps de formation et le temps libre
Les travailleurs et travailleuses des plateformes numériques et les auto-entrepreneur·euse·s obtiendront un statut et des droits sociaux
Parti Communiste Français
Une loi leur accordera un statut avec toutes les garanties inscrites dans le droit du travail et le droit de la Sécurité sociale
Elle établira les conditions d'exercice de la responsabilité sociale des plateformes numériques et des donneurs d'ordres
Il sera mis fin à l'opacité des algorithmes des plateformes qui soumettent les travailleuses et travailleurs à une dépendance économique et sociale aux conséquences néfastes sur leur santé psychologique et physique
Les représentant·e·s des travailleur·euse·s et le législateur disposeront d'un droit de regard sur le « management algorithmique»
Les aides publiques aux entreprises seront suivies et démocratiquement contrôlées
Parti Communiste Français
À tous les niveaux territoriaux concernés et pour assurer la transparence de ces aides des instances quadripartites seront mises en place associant les services de l'État les salarié·e·s les élu·e·s et les directions d'entreprises avec droit de saisine des salarié·e·s et des citoyen·ne·s
Pour que les aides servent à l'emploi au lieu de soutenir le capital des critères économiques sociaux et écologiques seront appliqués et le respect des engagements pris en particulier devant les conférences permanentes sera vérifié
Les aides non contrôlées comme le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) transformé en exonérations les niches fiscales et le crédit-impôt-recherche (CIR) qui gonflent les profits seront supprimées
La Sécurité sociale deviendra le bien de ses cotisant·e·s par le biais de l'élection de leurs représentant·e·s
Parti Communiste Français
Les salarié·e·s doivent pouvoir maîtriser les réponses à apporter aux besoins sanitaires et sociaux de la population
La démocratie sociale et une réforme de progrès du financement permettront de mettre fin au reste à charge des dépenses de soins d'aller vers une véritable prise en charge à 100 % et la reconquête de la Sécurité sociale sur la base de ses principes fondateurs de solidarité et d'universalité des droits