Reconnaître la citoyenneté dans l’entreprise et des droits nouveaux aux salariés
La France Insoumise
Créer un droit de préemption pour permettre aux salariés de reprendre leur entreprise sous la forme d’une coopérative
Accorder aux comités d’entreprise un droit de veto suspensif sur les plans de licenciements et de nouveaux droits de contrôle sur les finances de leur entreprise
Donner plus de pouvoir aux salariés lors des procédures de redressement et de liquidation d’entreprise et instaurer le droit à un vote de défiance à l’égard des dirigeants d’entreprise ou des projets stratégiques
Augmenter la représentation des salariés dans les instances de décision des grandes entreprises à au moins un tiers et inclure d’autres parties prenantes comme les associations environnementales ou de consommateurs
Garantir les droits des représentants des personnels et des délégués syndicaux contre les licenciements abusifs des salariés protégés
Faire la société de l’entraide : généraliser l’économie sociale, solidaire et coopérative
La France Insoumise
Favoriser le développement des sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) et les sociétés coopératives et participatives (SCOP) de façon à développer des services communs dont la responsabilité est partagée entre citoyens et usagers, salariés, partenaires publics et privés
Rendre obligatoire l’étude d’une reprise d’une entreprise par les salariés sous forme de SCOP ou SCIC, avec un accompagnement gratuit pour évaluer cette option
Développer les coopératives d’activités et d’emploi (CAE) afin de lutter contre le statut d’autoentrepreneur et de développer des formes de travail en commun
Réduire le temps de travail et faire naître une société du temps choisi
La France Insoumise
Rétablir immédiatement la durée légale hebdomadaire à 35 heures (en majorant les heures supplémentaires, cotisations incluses, à 25 % pour les 4 premières et 50 % au-delà), passer aux 32 heures dans les métiers pénibles ou de nuit, et favoriser leur généralisation par la négociation collective
Généraliser une sixième semaine de congés payés pour tous les salariés
Convoquer une conférence nationale sur le partage du temps de travail et l’impact du progrès technologique
Remettre en cause les autorisations de travail le dimanche
En finir avec la flexibilisation, l’annualisation contrainte, l’intensification et les horaires fractionnés
Un emploi stable pour chacun
La France Insoumise
Instaurer un quota maximal de contrats précaires dans les entreprises : 10 % pour les petites et moyennes entreprises (PME), 5 % pour les grandes entreprises
Abroger les ordonnances Pénicaud et la loi El Khomri et rétablir le « principe de faveur » : un accord d’entreprise doit être plus favorable qu’un accord de branche, lui-même plus favorable que la loi
Transposer dans le droit français la directive européenne sur la présomption de salariat empêchant les plateformes numériques (Uber, Deliveroo, etc.) d’avoir recours aux faux indépendants
Titulariser les précaires des trois fonctions publiques
Encadrer la sous-traitance en garantissant par la loi la responsabilité des donneurs d’ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants et en la limitant à un seul niveau
Augmenter les salaires et réduire les inégalités salariales dans l’entreprise
La France Insoumise
Porter immédiatement le SMIC mensuel à 1600 euros net et indexer les salaires sur l’inflation dans le privé et dans la fonction publique
Revaloriser la rémunération des apprentis et des alternants
Organiser une conférence sociale générale sur les salaires, ainsi que dans chaque branche, notamment pour :
Revaloriser le traitement des fonctionnaires
Interdire les parachutes dorés et les retraites chapeaux
Supprimer les stock-options et le versement d’actions gratuites
Augmenter la représentation des salariés dans les conseils d’administration
Rétablir une assurance-chômage protectrice
La France Insoumise
Revenir sur les réformes Macron en abrogeant l’éligibilité et les méthodes de calcul du montant et de la durée de l’allocation pour indemniser les chômeurs en fonction de leurs derniers salaires grâce à une assurance calculée à partir du premier jour de travail
Abroger la loi France Travail et l’obligation de réaliser 15h d’activités hebdomadaires contre le revenu de remplacement (allocation-chômage, RSA, ASS…)
Élargir la médecine du travail aux chômeurs, avec visite obligatoire au-delà de six mois
Indemniser les chômeurs dès le premier jour de la fin de contrat
Supprimer l’obligation d’accepter une soi-disant « offre raisonnable d’emploi »
Cesser la radiation des chômeurs à la première absence à un rendez-vous et en finir avec la logique de radiation au moindre prétexte pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage
Rétablir un régime d’assurance-chômage spécifique pour les intermittents de l’emploi et les intérimaires permettant de leur assurer une meilleure couverture chômage entre deux périodes d’emploi
Abroger la présomption de démission en cas d’abandon de poste et le principe de fin des allocations chômage pour les intérimaires et les CDD qui refusent un CDI
Empêcher l’État de prélever dans les caisses de l’Unédic